Bajo el azul del Caribe: La batalla por salvar los arrecifes de coral de República Dominicana

Sous le bleu des Caraïbes: la bataille pour sauver les récifs coralliens de la République Dominicaine (Version traduite en français)

Tiempo de lectura estimado: 13 minutos

La République Dominicaine tente de restaurer ses récifs coralliens grâce à la science, à la restauration écologique, à un tourisme responsable et à l’engagement des communautés qui vivent de la mer.

 

«Sans eau, il n’y a pas de vie. Sans bleu, il n’y a pas de vert.»
Sylvia Earle, biologiste marine et exploratrice américaine

 

À huit mètres de profondeur, une jardinière prend soin d’une forêt en République Dominicaine.

L’eau filtre les sons. Au-dessus d’elle, le soleil des Caraïbes traverse la surface et transforme le bleu en une succession de reflets qui dansent sur les fonds marins. Autour d’elle, de petits poissons se faufilent entre les structures d’une nurserie.

Elle travaille lentement.

Elle saisit un petit fragment de corail, vérifie sa position et le fixe avec précaution. Elle ne plante pas un arbre, mais son geste ressemble à celui de quelqu’un qui sème une forêt.

Sauf que cette forêt pousse sous l’eau. Ce sont des coraux marins.

Chaque fragment est une promesse. S’il survit, il grandira, se ramifiera et pourra devenir un jour partie intégrante d’une structure capable d’offrir un refuge aux poissons, d’atténuer la force des vagues et de contribuer au maintien de l’une des principales sources de richesse des Caraïbes: le tourisme.

Cette jardinière a un nom: Rebecca García Camps, biologiste marine dominicaine et spécialiste de la conservation.

Son travail s’inscrit dans une course contre la montre : faire en sorte que les coraux qui survivent encore puissent se reproduire, résister et reconstruire le récif.

Car les Caraïbes que nous voyons depuis la surface ne sont plus exactement les mêmes que celles qui existent sous l’eau.

 

 

Entretien complet | Rebecca García Camps

Rebecca García Camps: une vie sous la mer pour protéger les Caraïbes – Version française

 

Les forêts marines que les Caraïbes veulent restaurer

Les récifs coralliens peuvent sembler immuables lorsqu’on les observe depuis la surface. Sous l’eau, cependant, cette apparente solidité dissimule un écosystème vulnérable, soumis à de multiples menaces.

Au cours des dernières décennies, ces écosystèmes ont subi les effets cumulés du réchauffement des océans, des maladies coralliennes, des épisodes de blanchissement, de la pollution, de la sédimentation, de la surpêche et d’autres pressions liées aux activités humaines.

En République Dominicaine, le programme national MONITOREA, développé par la Fundación Dominicana de Estudios Marinos (FUNDEMAR), a permis d’établir un état des lieux scientifique des écosystèmes marins et côtiers du pays.

Le constat est préoccupant : plus de 70 % des récifs évalués présentent une couverture de corail vivant inférieure à 5 %. Dans 95 % des sites, la couverture vivante est inférieure à 10 %, et seulement 1,6 % dépassent 15 %.

Les fonds marins racontent ainsi une histoire difficile à imaginer depuis une plage touristique.

Dans de nombreux endroits, les algues occupent entre 40 % et 80 % du substrat, tandis que la biomasse des poissons diminue et que les équilibres écologiques qui permettent au récif de rester en bonne santé sont perturbés.

Et un autre indicateur est encore plus préoccupant.

Le recrutement de nouvelles colonies de coraux est environ quatre fois inférieur à celui enregistré dans les rapports précédents, avec des densités qui ne dépassent pas 5 à 6 colonies par mètre carré.

Nous ne perdons donc pas seulement les coraux qui existent déjà.

Nous perdons également une partie de la capacité du récif à les remplacer.

La forêt sous-marine est en train de perdre ses arbres.

Lorsque les coraux bâtisseurs disparaissent, ce sont aussi les refuges de milliers de créatures qui trouvent dans le récif nourriture, protection et habitat qui disparaissent.

 

Siembra de bancos de coral

Vue aérienne des piscines naturelles et des récifs coralliens de Boca Chica, à Saint-Domingue, en République Dominicaine.

 

Rita Inés Sellarés Blasco, directrice exécutive de FUNDEMAR, connaît de près cette transformation et les efforts scientifiques déployés pour la documenter.

Son diagnostic permet de comprendre que le problème ne réside pas uniquement dans le nombre de coraux morts, mais dans ce qui arrive à l’ensemble de l’écosystème lorsqu’il perd sa structure et sa capacité à se régénérer.

« Il ne suffit pas de planter des coraux ; il faut restaurer l’écosystème. »

Cette phrase résume l’un des principaux défis de la restauration moderne : il ne s’agit pas simplement de repeupler les fonds marins de coraux, mais de restaurer un système vivant et fonctionnel.

 

 

Entretien complet | Rita Inés Sellarés Blasco

Rita Sellarés : «Sans récifs coralliens, il n’y a ni plages, ni tourisme, ni avenir pour les Caraïbes»

 

De pêcheur à gardien du récif

Certaines personnes connaissent cette transformation depuis un endroit où les données scientifiques deviennent une expérience vécue.

Fausto Guerrero, pêcheur de 42 ans, connaît la côte de Punta Cana depuis son enfance.

Depuis l’âge de neuf ans, la pêche fait partie de sa vie.

Chaque matin, vers six heures, lorsque le soleil commence à teinter de orange les eaux de la plage Juanillo, il prend la mer avec les connaissances accumulées au fil des décennies.

Pendant des années, il a observé la dégradation des récifs qui faisaient partie de son environnement quotidien et de ses moyens de subsistance. Aujourd’hui, grâce au travail de conservation et de protection mené par différentes institutions dominicaines, le paysage est très différent.

« L’importance des récifs pour le développement de la vie marine est considérable », affirme-t-il.

Sa relation avec la mer a également évolué.

Ce qu’il considérait autrefois principalement comme une source de ressources est devenu, au fil du temps, un écosystème qu’il fallait contribuer à protéger.

Aujourd’hui, il participe aux côtés de spécialistes à des actions de suivi et de conservation.

Son parcours résume l’un des changements les plus importants nécessaires à la conservation marine:

faire de ceux qui vivent de la mer ses propres gardiens.

 

Fausto Guerrero, pêcheur et volontaire engagé dans la conservation marine, lors d’une journée consacrée à la protection et à la préservation des récifs coralliens dans les eaux de Punta Cana.

 

« Aujourd’hui, je veux que mes enfants et les générations futures de ma communauté héritent de moi de cette connaissance : la valeur des coraux et l’importance de les protéger. C’est pourquoi je suis devenu une voix dans mon village », explique-t-il.

Son histoire montre que la conservation ne peut pas être menée uniquement dans un laboratoire ou depuis un bureau.

Elle doit également être menée au sein des communautés qui connaissent la mer, y vivent et en dépendent.

 

Fausto Guerrero, pescador

Fausto Guerrero, pêcheur et volontaire engagé dans la conservation marine sur la plage Juanillo, à Punta Cana.

 

Au-delà de la beauté : la valeur des récifs coralliens

Que se passe-t-il lorsqu’un récif corallien disparaît ?

La réponse ne relève pas uniquement de la biologie.

Elle concerne également l’économie.

Ainhoa León Zubillaga, biologiste spécialisée en écologie et en conservation des récifs coralliens et directrice du Centre d’innovation marine du Grupo Puntacana, l’explique à partir de l’expérience d’une initiative qui œuvre précisément à la conservation et à la restauration de ces écosystèmes.

« Le déclin des récifs ne se résume pas à la perte de biodiversité, mais aussi à celle des biens et des services qu’ils fournissent. »

Les récifs offrent un habitat à de nombreuses espèces, contribuent à la sécurité alimentaire, favorisent les activités touristiques et récréatives et constituent des barrières naturelles contre l’énergie des vagues.

En République Dominicaine, explique Zubillaga, la valeur des activités directement ou indirectement liées aux récifs coralliens a été estimée à près d’un milliard de dollars.

C’est une autre manière de regarder les fonds marins.

Le récif corallien cesse d’être uniquement un paysage contemplé par le visiteur.

Il devient une infrastructure naturelle.

 

 

Plongeur du Centre d’innovation marine du Grupo Puntacana aux côtés d’une structure artificielle destinée à la restauration des récifs coralliens.

 

Le prix de la perte du bleu

Le tourisme a généré 11 318,5 millions de dollars US de recettes pour la République Dominicaine en 2025, selon les données de la Banque centrale de la République Dominicaine. Au-delà des recettes directes de l’activité touristique, différentes études ont démontré l’importance économique des écosystèmes marins et côtiers pour les destinations des Caraïbes. Parmi elles figure Mapping Ocean Wealth, une initiative de The Nature Conservancy, qui développe des méthodologies permettant d’évaluer les services fournis par ces écosystèmes aux économies et aux communautés.

En République Dominicaine, le lien entre récifs coralliens et tourisme possède également une dimension économique. Une étude de The Nature Conservancy estime que les dépenses des visiteurs directement liées aux récifs dépassent 1 milliard de dollars US par an. Ce chiffre correspond aux dépenses touristiques associées aux écosystèmes récifaux et ne doit pas être confondu avec les recettes touristiques totales enregistrées par la Banque centrale.

Cela signifie qu’une partie de l’activité touristique dépend des services fournis par ces écosystèmes.

Les récifs n’envoient pas de facture, mais leur existence génère des services : ils attirent des visiteurs qui pratiquent des activités de loisirs, favorisent la pêche, protègent les côtes et maintiennent des habitats.

Et ces services ont une valeur économique.

Dans ce cas, la beauté contribue également à faire vivre une économie.

 

 

La communauté, les bénévoles et les professionnels de la biologie marine sont des alliés essentiels pour la conservation et la restauration des récifs coralliens.

 

Une barrière naturelle contre les tempêtes

Mais il existe une autre valeur qui n’apparaît pas toujours dans les comptes du tourisme.

La protection du littoral.

Une étude internationale dirigée par Michael Beck, publiée dans Nature Communications en 2018, a analysé la valeur économique des récifs lorsqu’ils protègent les côtes contre les inondations.

Pour la République Dominicaine, l’étude estime à environ 96 millions de dollars US par an les pertes évitées grâce à la protection assurée par les récifs.

Le principe est simple.

La structure physique du récif contribue à dissiper l’énergie des vagues avant qu’elles n’atteignent le littoral.

Mais lorsque les coraux meurent, la structure commence à se dégrader et à s’aplatir.

La protection ne disparaît pas du jour au lendemain.

Elle s’érode.

Et avec elle augmente progressivement l’exposition des communautés, des infrastructures et des activités économiques.

Ce qui, depuis la surface, peut sembler n’être qu’une formation rocheuse sous-marine peut en réalité constituer une infrastructure qui évite des dommages à terre.

 

 

Un réseau pour sauver la forêt sous-marine

La réponse Dominicaine ne vient pas non plus d’une seule institution.

La Fundación Dominicana de Estudios Marinos (FUNDEMAR) travaille depuis des années dans les domaines de la recherche, du suivi, de l’éducation et de la restauration des écosystèmes marins et côtiers.

De son côté, la Fundación Dominicana de Estudios Marinos (FUNDEMAR) trabaja desde hace años en investigación, monitoreo, educación y restauración de ecosistemas marino-costeros.

D’autre part, Fundación Grupo Puntacana, à travers son Centro de Innovación Marino, développe des programmes de conservation, de recherche et de restauration.

Dans le même temps, le Santuario Marino Arrecifes del Sureste (SAMAR), associe conservation, recherche et restauration dans le cadre d’un modèle de gestion permettant de conjuguer les efforts publics et privés.

À ce réseau s’ajoutent Fundación Cap Cana, Reef Check República Dominicana, Fundación Propagas y The Nature Conservancy, entre autres organisations.

La Fundación Verde Profundo participe également à cet effort de restauration des écosystèmes marins. Son travail à Boca Chica montre comment la restauration peut être menée directement sur le terrain : elle récupère des fragments de coraux vivants, connus sous le nom de « coraux d’opportunité », et les installe sur des structures destinées à favoriser leur croissance.

 

L’organisation a installé environ 60 dômes, qui servent de plateformes de croissance pour les coraux et de refuges pour les poissons juvéniles, les crustacés et les mollusques.

 

IVoluntarios verde profundo

Personnel et bénévoles de la Fundación Verde Profundo lors de l’installation de plateformes destinées à la croissance et à la restauration des coraux.

 

Article complet | Sous les eaux de Boca Chica: la bataille silencieuse pour redonner vie aux Caraïbes

Sous les eaux de Boca Chica: la bataille silencieuse pour redonner vie aux Caraïbes

 

À cela s’ajoute le travail de la Red Arrecifal Dominicana,créée en 2016 précisément pour coordonner les efforts de plusieurs de ces institutions.

Le travail se poursuit également dans le secteur public.

En 2026, le Fondo Nacional para el Medio Ambiente y Recursos Naturales (Fondo MARENA) a annoncé des initiatives menées avec le Caribbean Biodiversity Fund et le Ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles, visant à renforcer la résilience des récifs face aux tempêtes tropicales et aux ouragans.

La restauration ne peut donc plus être considérée comme une action isolée.

C’est une stratégie collective.

 

 

Un laboratoire marin où le corail apprend à survivre

Le Centre d’innovation marine du Grupo Puntacana possède précisément une caractéristique distinctive : la capacité de réunir science, expérience de terrain, innovation et partenariats.

« Le Centre d’innovation marine se distingue à bien des égards. Il bénéficie d’un emplacement privilégié, ainsi que de la confiance, de la crédibilité et du soutien du ministère de l’Environnement et des autorités environnementales », explique León Zubillaga.

Elle souligne également le caractère multidisciplinaire de l’équipe et le rôle du sanctuaire.

« L’aire marine protégée, le Santuario Marino Arrecifes del Sureste (SAMAR), grâce à sa gestion conjointe, suscite l’intérêt du secteur privé et favorise des alliances stratégiques uniques. »

Dans cet espace, la restauration cesse d’être simplement une question de placement de coraux sous l’eau.

On y étudie les techniques de reproduction, on entretient des nurseries, on sélectionne des colonies et on cherche à accroître les chances de survie des spécimens réintroduits sur le récif.

La reproduction sexuée assistée ouvre également une possibilité différente: produire de nouvelles générations de coraux et élargir la diversité génétique disponible pour faire face à un océan de plus en plus chaud.

Restaurer signifie donc étudier ce qui peut survivre.

Et le protéger avant qu’il ne disparaisse.

 

Laboratorio CIM

Laboratoire du Centre d’innovation marine – Grupo Puntacana

 

Restaurer et protéger : agir avant qu’il ne soit trop tard

Ana Carolina Hernández Oquet, responsable de la Conservation à la Fundación Cap Cana, souligne qu’après onze années de plongée et de suivi des écosystèmes marins, elle a pu constater la dégradation des récifs de la République Dominicaine, principalement sous l’effet du blanchissement et des maladies coralliennes, deux phénomènes étroitement liés au changement climatique. Cependant, certains signes permettent de garder espoir : des coraux continuent de se reproduire, de nouvelles recrues parviennent à s’installer et des fragments transplantés survivent, preuve que les récifs conservent encore une capacité de récupération.

Hernández Oquet considère qu’il est urgent d’intensifier la restauration scientifique des récifs, de renforcer la protection effective des aires marines protégées et d’agir face au changement climatique. Parmi les initiatives de la Fundación Cap Cana figurent la culture de coraux dans la nurserie de Juanillo et la reproduction sexuée assistée au Laboratoire marin Punta Espada, une stratégie visant à accroître la diversité génétique et, par conséquent, la résilience des coraux.

Mais la restauration nécessite également des alliances, des financements et une éducation environnementale. La Fondation travaille avec des institutions publiques, des universités, des organisations et des communautés à la conservation marine et à la cogestion du Santuario Marino Arrecifes del Sureste (SAMAR). Pour Hernández Oquet, la protection des récifs relève d’une responsabilité partagée, dans laquelle le tourisme et les visiteurs de ces écosystèmes peuvent eux aussi devenir partie prenante de la solution.

 

Vivero de Coral submarino diseñado para cultivar y restaurar fragmentos de arrecife de coral de la Fundación Cap Cana.

Nurserie sous-marine de coraux conçue pour cultiver et restaurer des fragments de récifs coralliens de la Fundación Cap Cana.

 

Les touristes peuvent faire évoluer les choses

La voix de Rebecca García Camps revient ici, non plus à travers son histoire personnelle, mais à partir de son regard professionnel.

Pour elle, l’avenir des récifs coralliens dépend également de ceux qui arrivent en République dominicaine pour profiter des Caraïbes.

« Le touriste a un poids considérable dans la conservation et la protection de ces écosystèmes, car c’est lui qui décide où il veut aller », affirme-t-elle.

La biologiste observe avec espoir l’essor d’un voyageur à la recherche d’expériences plus responsables : plonger avec une démarche engagée, participer au nettoyage d’un récif, planter des coraux ou découvrir le fonctionnement de ces écosystèmes.

« Je pense que les touristes peuvent pousser les entreprises à devenir plus durables et à adopter de meilleures pratiques pour conserver ces écosystèmes », affirme Rebecca.

Pour elle, le tourisme ne doit pas être considéré comme l’ennemi de la conservation.

Il peut devenir l’un de ses outils.

Le voyageur vote aussi par ses choix.

Il choisit où séjourner, quelles excursions réserver, quelles entreprises utiliser et quelles expériences consommer.

Chacune de ces décisions peut récompenser — ou décourager — les bonnes pratiques environnementales.

 

 

Lorsque restaurer devient aussi une décision économique

La disparition d’un récif ne se mesure pas uniquement à ce qui disparaît sous l’eau. Elle a également des conséquences sur la pêche, la protection du littoral et l’activité touristique. Dans cette perspective, Ainhoa León Zubillaga met l’accent sur les conséquences que la dégradation de ces écosystèmes pourrait avoir pour les communautés et l’économie locale.

« Lorsque nous perdons un récif, la première chose que nous cessons de voir, c’est cette beauté vivante, avec ses couleurs et tous les animaux qui la composent », explique-t-elle.

Mais une autre dimension apparaît immédiatement : la dimension économique et sociale.

« Dès lors que nous n’avons plus le récif, l’économie est affectée de différentes manières », souligne León Zubillaga.

Le pêcheur devra aller plus loin pour trouver du homard et du poisson ; le littoral perdra une partie de sa protection naturelle et le tourisme perdra certaines des expériences qui rendent les Caraïbes attractives.

La perte ne se produit donc pas uniquement sous l’eau.

Elle se déplace à terre.

Vers les communautés.

Vers les entreprises.

Vers les familles qui vivent de la mer.

Chaque corail résilient que l’on parvient à protéger aujourd’hui fait partie de l’infrastructure naturelle susceptible d’éviter des pertes futures.

 

 

Restaurar arrecifes de coral

Récif corallien en pleine santé, barrière naturelle qui protège les côtes en réduisant la force de la houle et en contribuant à prévenir l’érosion.

 

Le tourisme qui peut redonner vie aux récifs

Le défi consiste à passer d’un tourisme qui se contente de profiter de la nature à un tourisme qui contribue à la préserver.

Car le récif qui attire le visiteur est le même que celui qui a besoin d’être protégé.

Chaque action de restauration peut ainsi devenir un investissement dans l’avenir de la destination : dans la protection du littoral, la biodiversité, la pêche et les expériences recherchées par ceux qui viennent dans les Caraïbes.

Mais restaurer un récif ne signifie pas simplement placer des coraux sous l’eau.

Cela signifie créer les conditions nécessaires à leur survie.

C’est pourquoi la science, le suivi, la réduction des menaces, la participation des communautés et l’éducation environnementale constituent les éléments d’une même stratégie.

Et dans cette stratégie, le tourisme peut cesser d’être uniquement le bénéficiaire d’un écosystème en bonne santé pour devenir également un allié de sa conservation.

 

 

turismo y arrecifes de coral

Sensibiliser à la coexistence entre le développement hôtelier et les récifs coralliens est essentiel pour protéger ces écosystèmes et garantir un tourisme durable.

 

La question n’est plus seulement de savoir combien d’argent génère un récif.

La question est de savoir combien coûterait sa disparition.

 

 

Un engagement tourné vers l’avenir

La protection et la restauration des récifs coralliens ne constituent pas seulement un défi environnemental pour la République Dominicaine. Elles s’inscrivent également dans les engagements internationaux en matière de développement durable définis par l’Objectif de développement durable 14 (ODD 14), « Vie aquatique », de l’Agenda 2030 des Nations unies. Plus précisément, sa cible 14.2 appelle à gérer et protéger durablement les écosystèmes marins et côtiers, à renforcer leur résilience et à favoriser leur restauration.

Sauver les récifs signifie donc protéger bien davantage qu’un paysage sous-marin. Cela signifie préserver la biodiversité, garantir des ressources aux communautés côtières, soutenir la pêche, renforcer le tourisme et préserver pour les générations futures l’un des plus grands patrimoines naturels des Caraïbes.

Parce qu’il est encore temps d’agir. Et c’est là tout l’objectif !

 

 

Un récif corallien dans toute sa splendeur, foisonnant de vie et de couleurs : le reflet d’un écosystème qui mérite d’être protégé afin que les Caraïbes restent une mer de vie.

 

Sources et références bibliographiques

Études scientifiques et rapports

  • Sellares-Blasco, R., Villalpando, M. F., Zambrano, S. & Croquer, A. (2025). MONITOREA – Rapport scientifique complet 2025. Fundación Dominicana de Estudios Marinos (FUNDEMAR), République Dominicaine.
  • Fundación Dominicana de Estudios Marinos (FUNDEMAR). (2026). Rapport de suivi du SAMAR 2026. République Dominicaine.
  • Beck, M. W., Losada, I. J., Menéndez, P., Reguero, B. G., Díaz-Simal, P. & Fernández, F. (2018). “Les économies mondiales en matière de protection contre les inondations procurées par les récifs coralliens» (The global flood protection savings provided by coral reefs). Nature Communications, 9, 2186.
  • Banco Central de la República Dominicana (BCRD). (2024). Rapport sur l’économie dominicaine, janvier-décembre 2023. Saint-Domingue, République Dominicaine.
  • The Nature Conservancy (TNC). Mapping Ocean Wealth. Projet international d’évaluation des bénéfices économiques et sociaux fournis par les écosystèmes marins et côtiers.
  • Fundación Dominicana de Estudios Marinos (FUNDEMAR). MONITOREA: Intégrer l’évaluation des écosystèmes marins et côtiers. Manuel de suivi et guide des protocoles. République Dominicaine.
  • Convenio sobre la Diversidad Biológica (CBD). Nations Unies. Convention on Biological Diversity.
  • Entrevistas propias:
  • Carrasco, Ángela. Entretien avec Rita Inés Sellarés Blasco, directrice exécutive de FUNDEMAR. Soy Caribe Premium.
  • Carrasco, Ángela. Entretien avec Rebecca García Camps, biologiste marine et spécialiste de la conservation. Soy Caribe Premium.

 

Sources numériques institutionnelles

Sources et liens

  • MONITOREA – Informe Científico Completo 2025
    Le projet MONITOREA est mis en œuvre par FUNDEMAR. Sa page officielle permet d’accéder au MONITOREA – Informe Final 2025 – Digital, ainsi qu’au rapport destiné aux gestionnaires et à l’infographie.
    MONITOREA – FUNDEMAR | Résultats et rapports 2025
  • FUNDEMAR – Fundación Dominicana de Estudios Marinos
    Organisation responsable de la recherche, du suivi, de la conservation et de la restauration des écosystèmes marins et côtiers en République dominicaine. Sa section consacrée aux publications rassemble des rapports scientifiques et techniques.
    FUNDEMAR – Publicaciones
    FUNDEMAR – Site officiel
  • Fundación Grupo Puntacana – Centro de Innovación Marino
    Le Centre mène des activités de recherche, de suivi et de restauration des récifs coralliens, notamment dans le Santuario Marino Arrecifes del Sureste (SAMAR).
    Centro de Innovación Marino – Fundación Puntacana
  • Red Arrecifal Dominicana (RAD)
    Alliance nationale qui coordonne les efforts de conservation et de gestion durable des récifs coralliens entre les pouvoirs publics, le secteur privé, le monde universitaire et les communautés.Red Arrecifal Dominicana – Sitio oficial
  • Fondo MARENA – Fondo Nacional para el Medio Ambiente y Recursos Naturales
    Institution publique chargée de financer des programmes et projets de protection, de conservation, de recherche, d’éducation, de restauration et d’utilisation durable des ressources naturelles.
    Fondo MARENA – Sitio oficial
  • Ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles de la République Dominicaine
    Organe chargé de définir et de mettre en œuvre la politique environnementale ainsi que la gestion des écosystèmes et des ressources naturelles du pays.
    Ministerio de Medio Ambiente y Recursos Naturales – Sitio oficial
  • The Nature Conservancy – Mapping Ocean Wealth
    Initiative de The Nature Conservancy consacrée à l’évaluation et à la cartographie des services économiques et sociaux fournis par les écosystèmes océaniques et côtiers, notamment les récifs, les mangroves et les herbiers marins.
    Mapping Ocean Wealth – The Nature Conservancy

 

Crédits photographiques

  • FUNDEMAR – Fondation dominicaine d’études marines
  • Fundación Grupo Puntacana
  • Fondation Verde Profundo
  • Archives personnelles de Rebeca García Camps
  • Archives personnelles de Fausto Guerrero
  • Photo de couverture: José Alejandro Álvarez

 

Réalisé le 30 juillet 2026

Bajo el azul del Caribe: La batalla por salvar los arrecifes de coral de la República Dominicana (versión en español)

 

Ángela Carrasco

Journaliste spécialisée en communication numérique, journalisme et relations publiques, avec plus de 15 ans d’expérience dans la gestion de contenus éditoriaux et des ressources humaines.

Titulaire d’une licence en Sciences humaines, mention Communication sociale et Journalisme, de l’Universidad Autónoma de Santo Domingo (UASD), elle possède également un postgraduate en Relations publiques et un master en Communication numérique de l’Universidad a Distancia de Madrid (UDIMA).

Depuis juillet 2021, elle est journaliste et coordinatrice de contenus de Soy Caribe Premium. Depuis 2022, elle collabore également avec Dominicanos X Europa et, depuis son installation en Espagne, avec le média numérique Interbenavente.



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